lundi 23 mars 2026

Montage de kit laiton : le wagon couvert OCEM 29 de JCR

Au Sortir de la Première Guerre mondiale et face aux difficultés à réparer le parc de matériel roulant ferrovaire propre à chaque compagnie, plusieurs collaborent et créent en 1919 l'Office Central d’Étude du Matériel de chemin de fer (OCEM). L'objectif est de normaliser et d'unifier la construction du matériel roulant entre les différents réseaux de chemins de fer.

Dès le début du XXème siècle, la compagnie de l'Ouest puis l'État construisirent des wagons qui répondaient à un principe d'unification, les couverts État I puis II. Ces derniers circulaient sur les réseaux de l'État, de l'Est, du PLM, du PO et du Midi.

En se basant sur les wagons État II, sont créés les couverts unifiés OCEM 19 de 20t et 3,75m d'empattement. Viendront ensuite les couverts OCEM 29, évolution directe des OCEM 19, avec une caisse renforcée, un empattement augmenté à 4,50m suite à la disparition des plaques tournantes de gare et un châssis modifié par l'application du frein continu automatique. Toutes les compagnies finiront par rejoindre l'OCEM et ces couverts circuleront sur l'ensemble du territoire français.

OCEM 29 KKuw en décoration de l’immédiat après-guerre (photo P. Mérard, docrail.fr).

➤ Le kit JCR

Sorti dans les années 80, ce kit JCR reproduit un couvert OCEM 29 reconnaissable par rapport à un OCEM 19 à ses angles de caisse renforcés. Le kit est composé d'une caisse en laiton photo-gravé et d'un châssis moulé d'une pièce en bronze. Ce dernier trahit l'âge du kit et manque un peu de finesse. Détail sympa, les portes sont fonctionnelles.

 Le kit au déballage avec la notice succincte sous forme d'éclaté comme pour des maquettes en plastique.

➤ Montage de la caisse

Le montage débute par la caisse formée par pliage, le wagon prend forme très rapidement.

 
 
Les angles de la caisse sont limés pour aplanir les surfaces. S'ensuit la pose des décors, j'ai utilisé une plieuse pour faciliter les pliages des fines ferrures.
 
 
 
Les portes nécessitent une attention particulière afin de les garder fonctionnelles.

Préparation de la toiture avec un pliage délicat, la plieuse MasterTools est de nouveau mise à contribution.


Au chapitre des améliorations, les tampons sont remplacés par des AMF87 bien plus réalistes.


➤ Montage du châssis

Peu de pièces constituent le châssis, la partie freinage repose sur une plaque fixée par une vis centrale. L'écrou est soudé au châssis en s'aidant d'un cure-dent.

Les attelages sont modifiés par l'ajout d'un ressort servant de rappel en ligne droite. Cela a nécessité d'entailler le châssis au disque à tronçonner. Les traverses sont également entaillées pour laisser passer les tenons des tampons soudés à la caisse.



➤ Peinture et finition

L'ensemble des pièces est nettoyé au bac à ultrasons puis décapé dans un bain d'acide Railcolor. La peinture est entièrement réalisée à l'aérographe, apprêt noir, peintures et vernis brillants Railcolor.

Les marquages fournis par JCR sont des transferts à sec mais n'en ayant que la moitié, ils sont remplacés par une planche de décalcomanies AMF87/Damofer d'OCEM19 (réf. D926). C'est l'époque IIIa immédiat après-guerre qui a été choisie. Pour le vernis mat final j'ai utilisé de la Humbrol acrylique en flacon pré-dilué mais cela ne s'est pas bien passé, il a blanchi ! L'utilisation d'un polish pour automobile frotté au coton-tige a atténué l'effet.
La toiture est peinte en tapotant un petit bloc de mousse imbibé de noir mat afin de reproduire la toile bitumée. 

L'OCEM 29 JCR entre des OCEM 19 LSM et Train Rousseau (modifié).
Cette fois entouré d'OCEM 19 LSM et REE.
Le dessous de châssis est suffisamment détaillé, dommage que les supports d'essieux manquent de finesse.
De gauche à droite : LSM, Train Rousseau, REE, JCR, LSM.

Le montage de ce kit laiton a été un véritable plaisir, la conception JCR est excellente, tout s'ajuste parfaitement avec un minimum de pièces ! 

Pour ne rien gâcher l'aspect final du wagon reste très correct. Il soutient la comparaison avec des wagons OCEM de fabrication récente, du moins pour la caisse.

➤ Documentation

dimanche 27 octobre 2024

Montage de kit : le wagon pupitre Nord AMF87

Peu représenté en miniature, il existe de nombreuses petites séries de wagons pupitre en réalité. Ce type de wagon spécial est destiné aux transports exceptionnels d'éléments hors gabarit pour les wagons classiques. En inclinant le chargement, il peut être plus grand sans engager le gabarit que s'il était à plat ou à l'horizontale. Ils transportent en général de grands panneaux (tôle, parfois verre avant les années 90), objets divers de fortes dimensions (couronne de métal, de béton...) ou des éléments de voie ferrée (rail, aiguillage, voire même plaque tournante de petit diamètre au début du chemin de fer).

AMF87 propose une reproduction en kit d'un modèle ancien de la Cie du Nord, à 2 essieux et avec un équipement de freinage limité. Conçu il y a plus de 10 ans, le modèle est toujours disponible auprès de l'artisan.
Le wagon pupitre d'AMF87 après montage.

➤ Bref historique

On peut lire dans la notice du fabricant que "ces wagons furent construits par la Cie du Nord en 1891, dotés d’un châssis mixte fer/bois et d’un pupitre en bois, ils sont modernisés en 1920. C’est sous cette forme qu’est reproduit le présent modèle. Les derniers exemplaires furent réformés en 1954." 
A l'origine immatriculée Spu 272 à 282 puis Spu 413389 à 413399, il deviennent en 1950, SP 96489 à 96499.
L'équipement de freinage est relativement réduit : conduite blanche de freinage (présence des demi-accouplements de frein) et frein de manœuvre à levier.
 
Le vrai wagon en marquages Nord. Photo collection Peter Fidczuk, source site AMF87.

➤ Le kit AMF87

Le châssis est en laiton photo-gravé et le pupitre en bois véritable, ce qui est un plus indéniable pour l'aspect final. L'assemblage du châssis fera appel à la soudure tandis que de la colle à bois sera utilisée pour le pupitre. Les pièces s'ajustent grâce à un système de tenon/mortaise.

Le contenu du kit.
 
Premières soudures, il est parfois nécessaire d'ajuster les lumières des mortaises avec un foret diamètre 0,5mm faute de quoi les éléments ne s'imbriquent pas correctement. 
 
 
L'étape la plus difficile du kit est sans nul doute la préparation des boîtes d'essieux. Fragiles, elles sont retirées de leur grappe avec une petite scie à métaux. Il faut que les paliers en laiton supportant les essieux coulissent librement à l'intérieur, pour ce faire utiliser une petite fraise montée sur mini perceuse. Les boîtes d'essieux sont ensuite soudées solidement sur le châssis par leurs supports de ressort.
 
Le châssis métal terminé, début de l'assemblage du pupitre en bois.
 
Après dégraissage dans un bain décapant, les mortaises visibles sur le dessus du châssis sont mastiquées au Syntofer. 
 
 
La peinture est entièrement réalisée à l'aérographe, apprêt Railcolor Amf87, peinture noir Humbrol Enamel. Le chevalet est peint en couche épaisse de peinture Humbrol. La pose des décalques nécessite une surface la plus lisse possible, un vernis brillant est appliqué avant pose et de nouveau après. La finition finale est faite en vernis mat (Railcolor). 
 

Vu du dessous, on distingue les pointes d'essieux montées dans des paliers laiton, gage d'un bon roulement. La pause de boîtiers NEM exige la réduction en longueur des longerons internes du châssis.


 
Votre "création" mérite le meilleur ! Réalisation d'une boîte personnalisée sur base Auhagen :
Avec un nombre limité de pièces et un montage très rapide, cela en fait un kit accessible aux débutants. Ce wagon pupitre apportera une touche d'originalité dans vos rames !


➤ Documentation
  • Fiche produit sur amf87.fr : wagon pupitre Nord (réf. K236) (avec notice du kit disponible en téléchargement)
  • Loco-Revue 635 d'avril 2000 : "Wagons pupitres : le défi au gabarit !" par Loïc Fieux
  • Loco-Revue 781 août 2012 : "Le wagon pupitre AMF87" par Aurélien Prévot

dimanche 18 décembre 2022

Lorrys : réalité et reproduction par Bielles87 (kit laiton)

Les lorrys sont des charriots plats de conception souvent simple utilisés pour déplacer du matériel sur les voies ferrées. Très courants à l'époque, ils sont moins utilisés de nos jours face à la mécanisation de nombreuses tâches. Toujours fabriqués, on en trouve chez Geismar, Mecarail ou encore Patry.
 
➤ Quelques lorrys en service
 
Sur un wagonnet de draisine au TPCF : 
 
 


Lorrys de différents types utilisés pour déplacer des châssis de locotracteurs sur le site de la société Patry :
 
Sous un bogie de BB Fauvet Girel.



 
Lorrys au look moderne sous une caisse de BB Fauvet Girel.
 
 
➤ Le kit Bielles87 en HO
 
Il reproduit un lorry Geismar type MA10 (pour traction manuelle, poids max 10 tonnes). Le fabriquant propose d'acquérir les lorrys à l'unité en kit ou montés. Également disponible un plancher à poser sur 2 lorrys. 
 
Le kit est en laiton, facile et rapide à monter. Les traverses sont livrées pré-pliées. La difficulté réside dans la taille des pièces minuscules.
 
Les kits 2 lorrys + plancher tel que livrés par Bielles87.

En quelques soudures l'ensemble est monté et prêt à peindre. Je n'ai pas vraiment suivi les indications du fabriquant qui m'ont paru compliquées pour pas grand chose, les lorrys n'étant pas destinés à parcourir des kilomètres... L'assemblage est fait "à l’œil" avec tout de même une vérification que les supports d'essieux soient bien tous en appui sur le sol.


Après nettoyage, la peinture est faite en plusieurs couches appliquées au pinceau (Humbrol enamel gris satiné n° 125). Je n'ai pas mis d’apprêt, cette peinture étant assez résistante et adaptée au métal. Les essieux sont ajoutés après peinture. Elle est poncée pour souder les axes puis retouchée. Une patine légère est effectuée à la terre à décor.

 
Le plancher n'est pas collé aux lorrys afin de le laisser amovible.
 

Vu l'aspect fortement "banané" de certains dans la réalité, on peut supposer qu'ils sont fréquemment utilisés au-delà de leur capacité maximale de chargement. Qui osera un coup de masse sur son kit pour une reproduction des plus fidèles ?
 
Au final un mini kit bien sympathique terminé en quelques heures, à disposer sur votre décor, sur un vieux wagon ou abandonné aux abords d'une voie... 

 
➤ Liens utiles

samedi 15 octobre 2022

MTVS / FACS - Vapeur Corpet-Louvet 030 T 75 TIV à voie métrique

La rutilante 030 T 75 (construction Vve Corpet, Louvet & Cie 1909) des Tramways d'Ille-et-Vilaine lors de sa remise en circulation officielle le 1er octobre 2011 à la fête annuelle du MTVS en gare de Valmondois à Butry-Sur-Oise (Val d'Oise - 95).
Cette machine est la propriété de la FACS (Fédération des amis des chemins de fer secondaires).





Photos : octobre 2011.

mardi 23 août 2022

MTVS - Locotracteur 030 Brissonneau et Lotz LT1 à voie métrique

Locotracteur Brissonneau et Lotz n° LT1 construit en 1936 sur un châssis de locomotive à vapeur. En fonctionnement lors de la fête annuelle du MTVS (Musée des Tramways à Vapeur et des chemins de fer Secondaires français) en gare de Valmondois à Butry-Sur-Oise (Val d'Oise - 95).



Photos : octobre 2011.

mercredi 17 août 2022

MTVS - Voitures voyageurs à 2 essieux TS B36 et B56 et TIV B37 à voie métrique

Rame de voitures à 2 essieux en 2011 lors de la fête annuelle du MTVS (Musée des Tramways à Vapeur et des chemins de fer Secondaires français) en gare de Valmondois à Butry-Sur-Oise (Val d'Oise - 95).

Les voitures B36 et B56 sont des Tramways de la Sarthe tandis que la B37 est des Tramways d’Ille-et-Vilaine. Elles sont de construction Carel & Fouché et datent de la fin du XIXe siècle.



Photos : octobre 2011.

lundi 30 mars 2020

AMTUIR - Autorail JM4 n°11 à voie métrique

L'autorail JM4 n°11 de 1932 de l'AMTUIR (Association pour le Musée des Transports Urbains, Interurbains et Ruraux) en 2011 lors de la fête annuelle du MTVS (Musée des Tramways à Vapeur et des chemins de fer Secondaires français) en gare de Valmondois à Butry-Sur-Oise (Val d'Oise - 95).

Sa construction est dûe à DeDion Bouton pour le châssis et la mécanique et Carel & Fouché pour la caisse. Il est mis en service en 1932 pour le compte des Chemins de fer des Côtes du Nord sur l’Étoile de Tréguier. Sa carrière s'arrête en 1956, date de l’arrêt de l'activité. Réformé en 1958, l'AMTUIR se porte acquéreur et les ateliers Carel & Fouché le restaurent entièrement.






Photos : octobre 2011.

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